Nuances Bis.
Dans l'ombre
où
elle s’est attardée
un moment,
sous cette lumière
blafarde,
et trouble,
elle tricota des mots
de l'hiver,
ceux qui restaient
d’une autre saison
et
d’une autre
vie,
puis,
en s’ enrobant
avec ,
un drap d’étoiles
pour seule
compagnie,
elle s’est retournée
pour se cacher
ainsi que ses
larmes
dans ce qui
restait
de
sa nuit.
David English © Avril 2008.
Le Passage.
Sous un ciel
bleu,
la douce suggestion
des nuages troubles
est presque
toujours
présente.
Derrière le sourire
et
le corps
qui
vous enchante,
ils se cachent.
Les secrets d’une
autre vie,
d’autre temps,
mais, pris
dans nos élans, les sens
qui se réveillent
dans ce
tourbillon
de ce qu’on
croit
être
l’amour,
on oublie,
et en aveugles
transis
on se serre
de plus en plus
prés
chassant
nos peurs,
et
ces amours d’avant.
Les rideaux
de nuit qui
cachent à peine nos corps
nus
éclairés par cette
lune d’hiver
deviennent
témoins
uniques
de nos histoires,
et
de
notre
fuite.
David English (c) March 2008
Le chat
Tapis dans
l’ombre
tel un chat,
tu me suis de
ton regard fixe
et
amusé
par mes états
d’âme.
J’aimerais tant
te prendre
dans mes bras,
te caresser dans
le sens du
poil,
mais, tu
restes
immobile
comme
le temps et
l’espace qui nous
séparent
l’un de
l’autre.
Tel une ombre
qui suit
la mienne,
je me contente,
comme un
chat
de
suivre
la tienne.
David English © March 2008.
Soleil Trompeur.
Il se lève,
ou
Il se couche,
comme les
humeurs
du jour.
Là où les
mots
manquants
retrouvent un sens
à
nos sens,
avec chaque phrase
qui sort
d’une
cachette qu’on
ne veut pas
que les autres
trouvent,
les ombres
s’effacent
les unes,
après les autres,
et
se mêlent
entre ce demi-jour,
et cette demi-nuit,
et
on se laisse
aller
à
rêver,
voire
espérer
quelque chose,
même
un
amour
qui soit
enfin
vrai.
David English (c) March 2008.
Le Vide.
Il n’y a point
de mots
dans un
vide,
on aura beau
les chercher,
ils resteront cachés
dans les ombres
qu’on a
fabriqué
de toutes
pièces
celles, où
nos peurs
se sont
tapissées
malgré nous,
malgré ce
qu’on
croyait connaître
de la
vie,
de l’amour,
de nos
forces ou
de nos
faiblesses.
Et nous
voilà
dans nos
vides
remplis
de café ou
de coca
en attendant de
libérer les
mots justes
des maux
que l’on
vit.
David English (c) March 2008.